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Actualisé le 7 AVRIL 2019


Au Revoir Raoul !.....

éh oui notre ami Raoul Pustel nous a quitté ce 27 Mars 2019 a l'âge 97 ans !....c'était le doyen de notre commune de Bayons ;..pratiquement il a passé toute sa vie au lieu dit " les Roches " ou il avait sa maison ; Raoul était aimé de tous dans notre village ; il était l'un des derniers aussi a parler le patois quand il en avait l'occasion, une langue couramment parlée a Bayons il y a quelques années ..une grande tristesse a envahie tous ceux et celles qui le connaissait bien , et principalement ses enfants , Francis , Alain et André , et également une grande peine aussi pour ses petits enfants ainsi que les proches.....Une page se tourne , et c'est ainsi !.....Au revoir Raoul , on t'oublieras pas !...

Jean Pustel

Un hommage a sa mémoire de Mr Patrick Auriault Maire de Bayons......

A Yolaine, à Alain, à l’ensemble de sa famille, je voudrais dire ma tristesse, la tristesse de la   commune de Bayons toute entière. Les mots me manquent tant la douleur est grande. Plutôt qu’un grand discours qui ne suffirait pas à retracer une existence plus que remplie, je préfère vous citer ces quelques vers qui, je le pense décrivent assez bien les derniers mois, voir les dernières années  de la vie de RAOUL.

 Patrick A

 

Tu aurais pu vivre encore un peu

 Jean Ferrat

 

                                                           Tu aurais pu vivre encore un peu,

Pour notre bonheur, notre lumière,

Avec ton sourire, avec tes yeux clairs,

Ton esprit ouvert, ton air généreux.

 

Tu aurais pu vivre encore un peu,

Mon fidèle ami, mon copain, mon frère

Au lieu de partir tout seul en croisière

Et de nous laisser comme chien galeux.

 

                                                            Tu aurais pu vivre encore un peu.

 

Tu aurais pu rêver encore un peu,

Te laisser bercer près de la rivière

Par le chant de l’eau courant sur les pierres

Quand, des quatre fers l’été faisait feu.

Tu aurais pu rêver encore un peu,

Sous ton tilleul à l’ombre légère

Laisser doucement le temps se défaire

Et la nuit tomber sur la vallée bleue.

 

Tu aurais pu rêver encore un peu.

 

Tu aurais pu jouer encore un peu,

Au lieu de lâcher tes cartes peuchère.

Aujourd’hui sans toi comment va ton faire

Dans notre triplette ? On n’est plus que deux

Tu aurais pu jouer encore un peu.

Ne pas t’en aller sans qu’on ait pu faire

A ces rigolos mordre la poussière

Avec un jeu du tonnerre de dieu.

 

Tu aurais pu jouer encore un peu.

 

On aurait pu rire encore un peu.

 

Tu aurais pu vivre encore un peu,

Ne pas m’imposer d’écrire ces vers,

Toi qui savais bien mon ami si cher

A quel point souvent je suis paresseux.

 

 

Tu aurais pu vivre encore

 

LU PAR PATRICK A

 

  

 

 

 

 

                                                     

 

 

 

Hommage également de Mr Roger Delecroix ...

Je suis arrivé dans notre famille il y a 32 ans. Accueilli simplement et sans jugement.

Raoul ma appris tant de choses, tel qu’un père l’aurait fait avec son fils.

 Marcher dans la montagne, mes pas dans les siens, découvrir ce qu’était cette vie de paysan                         montagnard a moi le garçon de la ville.

Il aimait son pays, sa région son village.

Il aimait les gens, et avait de la bienveillance pour tout le monde.

Je garde en moi, le souvenir de son regard tendre et malicieux, sa bienveillance et son affection, ce contact extraordinaire avec les animaux et  la nature.

ADIEU RAOUL, CHAQUE PIERRE DES ROCHES GARDERA TON EMPREINTE.

 

Roger D

Un poème pour toi Raoul .....

Ne pleure pas si tu m’aimes

Saint Augustin

 

 

 Si tu savais le don de Dieu et ce que c’est que le ciel !

Si tu pouvais d’ici,

entendre le chant des anges

et me voir au milieu d’eux !

Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux

les horizons et les champs éternels,

les sentiers où je marche !

Si, un instant, tu pouvais contempler, comme moi,

la Beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent !

 

Quoi !tu m’as vue, tu m’as aimée dans le pays des ombres,

Et tu ne pourrais ni me revoir, ni m’aimer encore

Dans le pays des immuables réalités ?

 

Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens

comme elle a brisé ceux qui m’enchaînaient,

et quand un jour que Dieu connait et qu’il a fixé.

Ton âme viendra dans le ciel où l’a précédée la mienne,

ce jour-là te reverras celle qui t’aimait et qui t’aime encore,

tu en retrouveras les tendresses épurées.

 

A Dieu ne plaise qu’entrant dans une vie plus heureuse,

infidèle aux souvenirs et aux joies de mon autre vie,

je sois devenue moins aimante !

Tu me reverras donc, transfigurée dans l’extase et le bonheur,

non plus attendant la mort,

mais avançant d’instant en instant,

avec toi qui me tiendra la main,

dans les sentiers nouveaux de la lumière et de la vie,

buvant avec ivresse aux pieds de Dieu

un breuvage dont on ne se lasse jamais

et que tu viendras boire avec moi.

 

Essuie tes larmes et ne pleure plus, si tu m’aimes.

 

 

            Lu par Roger D

Un hommage également de la part de Mad Monique Mezy

RAOUL, notre repère, notre mémoire, notre tête de mule !

Nous sommes très tristes de ton départ, on sait très bien que la vie est ainsi.

Toi, tu emportes, un mode de vie, un monde paysan, une sagesse, une droiture, qui disparaissent si vite, dans notre monde agité.

J’ai toujours admiré, ton bon sens ta mémoire impressionnante, ta curiosité.

Nous t’avons vu il y a environ 3 semaines aux Roches, la veille de ta chute, Marcelle et Dédé étaient là , tu étais assis au soleil avec ton beau sourire .

Tu as discuté avec Loane !lui posant des questions sur son voyage a venir, en Floride, ou il se trouve.

Tu voulais savoir, combien de personnes il y avait dans un avion si gros, si on avait assez de place pour mettre ses jambes, dans des trajets si longs et tu lui as dit « j’aimerais bien être a ta place » terminant ta phrase par « et justement ».

Je t’ai revu ensuite a Gap avec Alain, après ton opération .Ta tête était un peu embrouillée par l’anesthésie, puisque tu as demandé à Alain, si le pont avait tenu le coup !et a moi si j’avais apporté les ciseaux pour te couper les cheveux !

Mais tu as eu aussi un long moment de lucidité : tu m’as parlé de l’euthanasie me disant que c’était mieux en Belgique et en Suisse, que chez nous et qu’il était temps que tu t’en ailles.

Tu avais réponse à tout ce qui concernait Bayons le maquis bien sur, les familles, les mariages, les naissances, les lieux d’habitation, d’où venait un tel ou une telle, et même les secrets.

Tu connaissais si bien la terre et tu aimais en parler en patois.

Qui va m’appeler « pitcholè» a présent !

Nous sommes vraiment heureux d’avoir pu partager avec toi, tellement de moments agréables ! souvent autour d’une bonne table aux Roches et je suis vraiment contente que tu aies compté pour mes petits enfants, qui te garderont dans leurs souvenirs d’enfance à Bayons.

Quant a vous la famille, vous l’avez accompagné, chacun avec son parcours son caractère, sa personnalité sa sensibilité, du mieux que vous avez pu, dans ce chemin de vie, qui n’a pas toujours été facile.

Céline, Emmanuelle, Jeremy vous avez été présents, quand il le fallait .Jeremy toi, tu avais une place à part, passant tous les jours aux Roches, comme Dédé, ton enfance est à jamais liée a Raoul, le tracteur étant ton manège quand tu étais petit et plus grand aussi.

Francis, sous ta carapace, qui cache une extrême sensibilité, tu as toujours été là, pour Raoul et Yolaine, et pour soulager Alain.

Roger, toi aussi tu avais une place a part, pour Raoul, tu étais celui qui apportait la gaité, celui qui savait résoudre tous les problèmes, le tourbillon de l’été.

Et toi Alain, que dire !tu faisais partie du paysage, tu as toujours été là, dans toutes les circonstances, les pires situations, indispensable pour Raoul et Yolaine, c’était normal ; tu as été le sens de leur vie , que tu as partagée avec tellement de dévouement !

Je crois que nous sommes tous fières de t’avoir côtoyé, dans ce parcours qui a duré près d’un siècle.

Raoul la « pitchote » te fait de gros gros bisous, et ne t’oubliera pas.

 

Monique M  

Et enfin , l'hommage de ses petits enfants qui adorait leurs papi !...

A notre papi Raoul,

 

On ne fera pas dans ces quelques paroles ta biographie car toutes les personnes présentes te connaissent, connaissent l’homme que tu étais et que tu resteras, connaissent ton histoire. Ces quelques mots sont juste là pour décrire ce que tu représentais pour nous tes petits enfants et à quel point tu vas nous manquer.

 

Nous nous souviendrons toujours du papi gâteau que tu étais. Jamais un mot plus haut que l’autre, jamais une réprimande, jamais une colère contre tes petits enfants, pourtant des bêtises nous en avons faites. Toujours d'accord avec nous et nos idées plus farfelues les unes que les autres. Toujours le sourire, toujours des mots gentils et bienveillants, toujours à nous gâter de bonbons au miel que tu cachais dans la petite poche de ta chemise.

 

Nous nous souviendrons à jamais de ces vacances aux Roches, autour de toi, papi.

Des heures passées dans ton atelier et sur ton établi à préparer mille et une soupes avec tes outils, le maïs et le blé de tes poules.

Nous nous souviendrons des tournées des lèques avec ton panier en osier. Quelle excitation quand nous arrivions et que la pierre était tombée, quelle galère pour arriver à remettre ce piège en place. Aujourd’hui nous pouvons l’évoquer, il y a prescription.

 

Et ces parties de glisse sur le Sasse glacé, ces cueillettes de champignons, les poelailles de pommes de terre, et les parties de rami....

 

On se rappelle aussi ces dimanches passés en famille avec les disputes frères sœurs pour être assis en bout de table face à toi pour te regarder aux jumelles mais ça tout le monde ne peut pas comprendre.

On se souviendra aussi des moments autour de toi pour écouter les souvenirs de ta vie, ton enfance, la guerre, tous ces récits que tu évoquais avec pudeur.

 

Qui nous parlera en patois maintenant ?

 

Plus rien ne sera jamais comme avant. Dans cette maison vide, nous regarderons la gorge nouée et des larmes plein les yeux tout ce qui était toi, ta place sous le tilleul, ton jardin, tes lapinières, tes chiens…

 

Je regarde sans cesse cette dernière photo de toi prise il y a quelques jours par Léo. C’est toi, tellement toi, les bras croisés, bien droit dans ton fauteuil, ton pull sur les épaules et ce magnifique sourire qui te caractérisait tant. Il ne te manquait plus que ta chemise à carreaux et ta casquette avec laquelle on a tant joué. Tu seras resté toi jusqu’à la fin.

 

Aujourd’hui on se demande pourquoi ? pourquoi toi ? pourquoi maintenant ?

Les gens diront que tu avais 97 ans, que c’est un belle âge et que tu as eu une belle vie. Mais on n’a pas envie d’attendre ça. Nous on aurait aimé continuer à partager de bons moments avec toi, à parler de l’actualité, à plaisanter, à te voir partager des jeux avec les petits, faire une belle fête pour tes 100 ans.

Malgré ton grand age, on n’imaginait pas notre vie sans toi, on te pensait éternel.

 

Comment terminer ce texte alors que nous aurions encore mille choses à te dire. Peut –être tout simplement en te disant que tu as été un grand-père formidable, que tu vas terriblement nous manquer mais que ton souvenir restera bien vivant dans nos cœurs et dans nos vies.

Papi, on t’aimait tant.

 

 

Jérémy, Emanuelle et Céline.


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